Recherche sur la mise en œuvre des moyens naturels du confort thermique dans la ville tropicale, intégrant une analyse approfondie des modèles d’habitat créole. La démarche assimile de manière itérative des données physico-climatiques, typologiques et sociales. Le mode de groupement des logements participe d’une logique de "protection solaire mutualiste". De forts gradients thermiques sont organisés à l’échelle de l’îlot, provoquant un mouvement naturel d’évacuation de l’air chaud. Le recours massif à la végétation génère un mésoclimat rafraîchit, écrin d’une architecture à la porosité finement modulable. Des cheminées solaires, associées à des typologies à patio et à niveaux décalés, assurent une ventilation naturelle performante. Les logements offrent des espaces intérieurs et extérieurs très imbriqués et des modes d’appropriation variés.