Notre univers créatif, ancré dans la confrontation aux territoires et aux spécificités locales, explore la mise en tension de la nouveauté et de la tradition, de l’architecture savante et de la culture vernaculaire. Le goût des formes simples, la construction envisagée comme moyen d’expression, ainsi que le travail sur l’archétype, constituent les bases du travail de l’atelier. Une recherche du simple qui implique une attention aux choses déjà là, à la réalité matérielle d’un site, et cherche la remise en ordre ou le dépassement de situations déséquilibrées. Point de spectaculaire, mais des dispositifs élémentaires, où la forme est réduite à son minimum, suffisante pourtant à produire un maximum de transformations, à la fois spatiales et comportementales.
Le travail de l’architecte consiste bien souvent à transformer et réhabiliter : nous y voyons une occasion de faire reconnaître la valeur oubliée d’un objet. Réhabiliter, c’est décider de reconsidérer un patrimoine en lui préservant une mémoire. Cette posture invite à la familiarité avec les objets sur lesquels nous travaillons, nous permettant d’intervenir sans en être dépendant, sans subir, gagnant ainsi la liberté de tout changer.
La conscience du rapport dialectique entre ancien et nouveau, ainsi que la nature très concrète de l’art de bâtir, nous amènent à penser l’architecture en tant que science de la construction, consciente de son histoire et de son autonomie. Pour autant, nous plaçons les usagers dans une expérience immédiate de cette architecture, sans rhétorique, en proposant des compositions spatiales élémentaires capables d’accueillir et de faire émerger des usages fluctuants.
Atelier martel, à l’instar d’Edouard Albert, cultive une certaine pauvreté volontaire, permettant d’éliminer certains choix formels et d’inventer un ordre dépourvu d’artifices.
Notre méthode a institué une phase initiale de réflexion, où débats internes et travail critique fabriquent une matière spécifique que nous traduisons en règles. Le dessin arrive seulement après ces étapes, comme une manière de confronter ces règles au réel, et de passer des concepts à la forme. Nous prenons en considération l’ensemble des aspects d’un projet sans hiérarchie, le programme n’est ni plus ni moins important que les aspects économiques, historiques, environnementaux ou structurels. Les travaux présentés ici (projets en étude, en chantier, ou réalisés) témoignent d’une certaine tendresse dans le traitement de l’ordinaire, et d’une idée humaniste de l’architecture, alliant l’art au quotidien. Ils développent un esprit caractéristique de l’atelier, à l’opposé des formalismes cherchant à attirer l’attention, à l’opposé aussi de projets prétendument utopiques qui, la plupart du temps, par leur ironie latente, se mettent eux-mêmes en question plus qu’ils ne projettent sérieusement un monde meilleur.
Notre attrait pour le monde de l’art, ainsi que les questionnements du réel dont font preuve les artistes dans leurs recherches et leurs productions, sont pour nous des sources d’inspiration à même de créer un échange dialectique entre artiste et architecte, de stimuler et d’accompagner nos expérimentations architecturales. Ce constat nous a amené à développer de manière régulière des collaborations avec des artistes très en amont dans le processus de conception de nos projets.
L’atelier martel participe à l’affirmation collective d’une pensée et d’une pratique : celle d’une architecture contemporaine de qualité, consciente de ses origines, porteuse de valeurs humanistes, une architecture réaliste et généreuse.
Artistes invités
Guest artists
Territoires
Territories
Programme
s
Programmes
Corpus doctrinal
Corpus doctrinal
Diffusions
Disseminations
Durabilités
Sustainabilities
Modus operandi
Operating mode
Collaborateurs
Team
Le travail collectif
The collective work
Directio
n
Curriculums